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AVANT ACCIDENT

posté le 10-08-2008 à 20:51:59

Quand elle se fâche...

Heureuses de l'accueuil. Confuses pour le dérangement. Ventre calé... Elles reprirent leur chemin de piste, après maints remerciements, sous les yeux attendries des mémés, qui devaient critiquer, en patois, les responsables de leur famine...

 

Vas d'un bon pas

Ne faiblis pas

La route est ta meilleure amie mon gars

Vas d'un bon pas

Ne faiblis pas

C'est une amie comme il n'y en a pas.

Quand elle se fâche elle est debout

Elle est parfois longue et mélancolique...

Le camp volant se déroula sans autres incidents.

 

Elles suèrent sur les petites routes tortueuses de l'intérieur.

Elles s'oxygénèrent le long du littoral.

Elles admirèrent les grottes marines; Quels joyaux !

 

Que le pays était beau. Varié. Sauvage et hospitalier. Béni par le Dieu-Soleil ! Taquiné par les brises du grand large...

 

Finalement arriva la journée-libre.

Sac et duvet posés dans une salle prêtée par une paroisse, elles visitèrent, par petits groupes, selon affinités, la capitale Corse.

Seule obligation être de retour à 18 heures, devant la statue de Napoléon. tous à l'appel.

 


 
 
posté le 10-08-2008 à 23:07:42

Oh ces sorbets !

 

Les cadeaux souvenirs pour la famille furent vite trouvés.

 

Peu de moyens. Peu de choix.

 

D'autant que la petite bourse fondait comme neige au soleil sous les langues flattées par des sorbets au critron paradisiaques.

 

Ah ! ces sorbets  !

 

Ah ce cagnard !

 

Oh que l'artisan était tout sourire !

Ayant complétement distribué ses fabrications en un  temps record, en regagnant , en pédalant allégrement, ses pénates sur son triporteur bariolé !

 

Elles furent bientôt  seules sur les bancs du petit square. Bavardèrent en attendant le retour dans la paroisse abritant leur dernière nuit.

 

Le retour, effectué de jour, fut moins impressionnant; PLus bruyant. Paru long plus long.

Les famille retrouvées avec joie...

Les vacances pouvaient continuer...

 


 
 
posté le 11-08-2008 à 09:00:16

N'insiste-pas !

- Je t'ai déjà dit non. Plusieurs fois. N'insiste pas !


Le grand-père sortait, furieux, de la cuisine. Contrarié. Rouge et blême de colère.

 

-  Tu as tort. C'est l'intérêt de la famille.


La mère le suivait, persuasive. Ils rentrèrent dans la maison du grand-père.

Nanette était surprise. Inquiète. Une ambiance étrange régnait dans le famille depuis le départ de sa mémé. Sa mère et son grand-père parlaient souvent seuls.

Elle souriante. Lui mécontent.

Chaucun se taisant quand elle apparaissait.

 

-  Maman, vous vous disputez pépé et toi ?

-  Non. Pourquoi ? Ca ne te regarde pas.

 

Cet été sans mémé était vide. Pesant. Orageux.

Enfin le ciel s'éclaicit.

La mère arrivait, triomphale, marchant à côté du grand-mère endimanché.

Ils passèrent devant elle, qui jouait aux Dames avec la voisine.Assises sur son trottoir. ELle les rejoignit dès la partie terminée.

Les adultes étaient assis devant un verre de vin de noix de l'aïeule. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 11-08-2008 à 13:28:59

C'est promis !

-  J'ai fait ça pour toi. Pour la famille. Mais, tu m'as juré de t'occuper toujours de ta mère, et de ton frère...


-  Mais oui. C'est promis !


-  Et tu n'oublies pas. Tous mes fusils et le petit bois du Revest sont pour mon petit-fils. Ma petite-fille aura les meubles. Tu lui donneras, à son mariage, la commode que je lui ai déjà promise. Celle que voulait l'antiquaire. C'est promis ?


-  Mais oui. C'est promis. Combien de fois faut-il que je te le dise !


La mère jubilait.

 

Le grand-père semblait décontenancé.

Comme quand on a fait quelque chose qu'on voulait bien faire... mais...mais pas sous la pression...En ayant l'impression...quelque part...de faire une bêtise que l'on regrettera plus tard...

 


 
 
posté le 11-08-2008 à 17:20:36

Oh que tu es gentil !

-  Tu viens d'où, si beau, pépé ?! Tu n'as pas chaud dans ton beau costume foncé...par ces chaleurs d'été !


-  Ca te regarde pas. Retourne dehors.


-  Comment tu parles à ta fille ! Elle est grande maintenent. Elle peut commencer à savoir. Nous venons de chez le Notaire. J'ai donné cette maison de famille, que ma mère m'a léguée, à ta mère. Pour la famille.


-  Celle où nous sommes ?

-  Oui.


-  Oh que tu es gentil ! Comme ça on pourra toujours venir ici. Dans la maison de mémé...


-  Et j'ai donné celle que j'habite à ton oncle. Comme ça chacun de mes enfants sera sûr d'avoir un toit pour ses vieux jours.


Nanette réalisa soudain viscéralement, que les biens appartenaient ou non à ceux qui les utilisaeint. C'était une évidence. Mais elle le comprenait pour la première fois dans toute sa pénibilité. Recevoir équivalait à une disparition.

 


 
 
 

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